Publié le 11 juillet 2024.

Un marin plaisir

Ohé, du bateau ! On est venu vous conter l’histoire d’un vieux loup de mer, une pièce mythique du vestiaire français que l’on a vu porté au fil des générations, dans toutes les régions et par toutes les catégories socioprofessionnelles. Une pièce qui met tout le monde d’accord depuis un bail : le Pull Marin.

Disponible le 16 Juillet

Si vous avez peur de rater la préco, inscrivez-vous à l’alerte juste-là. Dès qu’il sera dispo, vous en serez le premier informé directement dans votre boîte mail.

Pull Marin, quésako ?

Pour comprendre pourquoi il est si unique, il faut d’abord se rendre dans une région qui l’est tout autant : la Bretagne.

Il y a 100 ans, une petite dame du nom de Berthe Étui a un éclair de génie : les mecs qu’elle connaît sur les bateaux, ils doivent cailler quand même. Bien vu Berthe. En sachant qu’à l’époque nos Bretons vont pêcher la morue au large de Terre-Neuve, au Canada, on est loin des températures des tropiques.

En 1922, Berthe Étui fonde un atelier de bonneterie avec son mari René Marchand et leur associé Gaston Bodin, situé rue du 62e Régiment d’Infanterie. Ils tricotent et vendent en gros toutes sortes d'articles de bonneterie, notamment des vêtements chauds pour les gens de mer, comme les sardinières et les marins-pêcheurs. Parmi ces vêtements chauds, le fameux chandail des marins.

Petite info qui fait plaisir

Savez-vous pourquoi on appelle ça un chandail ? Parce que quand la pêche à la morue n’était pas dingue, les pêcheurs bretons vendaient des épices et de l’ail. C’était donc des marchands d'ail. Marchand d’ail, qui est vite devenu chandail dans le patois local.

Le Pull Marin a aussi eu une carrière militaire. Elle débute au XIXème siècle. Il est alors uni et bleu marine et n’est porté que par les officiers. En 1858, on impose un tricot rayé bleu et blanc aux matelots et aux quartiers-maîtres.

Jean Gabin à Brest, entouré de marins en chandail et vareuse.

Vu qu'on n'est pas là pour faire n’importe quoi dans la marine, le décret va même jusqu’à préciser le nombre de lignes : 20 ou 21 lignes de 10 millimètres de large sur le torse et le dos, 14 ou 15 sur les manches. Pour les lignes, il y a deux légendes. L’une dit que c’est en rapport aux 21 victoires de Napoléon.

L’autre précise que les lignes permettent de repérer rapidement un homme à la mer. Laquelle est la bonne, on n’en sait rien. Ce qu’on sait par contre c’est que la minute histoire est terminée, on passe à la suite.

C’est la laine qui prend l’homme

Vous avez compris l’idée : un Pull Marin est un pull bien chaud capable d’affronter les éléments les plus terribles à vos côtés. Pour construire un compagnon aussi fidèle, il faut trouver la laine adéquate. La nôtre vient désormais de Patagonie, elle est 100% vierge et épaisse de 26 microns ce qui lui confère toutes les qualités que vous pourriez chercher dans cette pièce.

Pull de poids

Pour obtenir une maille vraiment dense, il n'y a pas de secret : il faut utiliser beaucoup de matière.

“Rien ne se perd, tout se transforme” disait notre prof de physique un peu timbré. Pour celle-ci on repassera, en revanche pour ce qui est de dire que plus il y a de matière, plus c'est lourd, là on le rejoint à 100%.

Ici, on parle donc d'un tricot de 680 grammes, réalisé en côte 1/1 pour respecter l'authenticité de la pièce. Ces deux éléments nous permettent d'obtenir une maille serrée qui bloque le vent tout en offrant une bonne élasticité au pull. D’ailleurs, on a légèrement relâché ces bords-côte pour vous redonner un peu plus d’aisance.

Made in la France

Et oui, c’est une vraie fierté. Pour la confection du Pull Marin, on n’est pas sortis de l’Hexagone. Plutôt, on y est revenus après l’Italie. Et c’est chez la Manufacture de Tricots Jean Ruiz à Roanne qu’on s’est arrêtés.

L’atelier est à taille humaine et fabrique depuis une quarantaine d’années des produits aux appellations “tricoté en France” et “Made in France”. Ça nous parle, on est sûr que vous aussi. Et on est vraiment contents du résultat. On espère que vous aussi.

Boutonnière marine

Pour bosser ce classique, on s’est mis deux impératifs : choisir une laine de qualité et respecter au mieux le côté héritage de la pièce, sans qu’elle ne sente le fond de cale.

Et mis à part son tricot et ses rayures, le détail qui fait que le Pull Marin est un pull marin est sa rangée de boutons sur l’épaule. Toujours à gauche, ce détail viendrait d’Écosse. Et comme le pull était à l’origine très, très, très près du corps, la boutonnière servait à l’enlever plus facilement.

D’ailleurs nos boutons sont biosourcés, on est sur de l’imitation corne, finition mate.

Marin des villes

On est sortis de la coupe traditionnelle du Pull Marin pour quelque chose de plus confortable. On est sur du légèrement ajusté mais un peu moins que la version précédente. Et si vous checkez le guide des tailles vous verrez que les mesures sont un poil plus petites que nos autres pulls. Ça, c’est à cause du point de côte 1/1, plus élastique que le point Milano. Mais dans les faits, on est sur un sizing classico classique.

On largue bientôt les amarres

Le Pull Marin, c’est la pièce qui sent bon les embruns mais pas le guano. Celle qui donne du caractère à une tenue sans nous transformer en vieux pirate. En plus de cent ans d’existence, il n’a pas pris une ride.

Il arrive en préco mardi prochain à 10h et reprendra la mer 5 jours plus tard. On vous l’échange contre 129 pièces d’or en précommande, 169 en stock ensuite. Pas une de plus.

Pour l'arrivée dans votre placard, les premiers Pulls Marins seront livrés fin octobre. Pile à l’heure pour l’arrivée de l’hiver et des marées.

On vous dit à mardi moussaillon. En attendant souquez les artimuses, descendez la grand’ voile et pensez à vous inscrire au BIP ci-dessous pour accéder à la vente 1h avant tout le monde !

Disponible le 16 Juillet

Si vous avez peur de rater la préco, inscrivez-vous à l’alerte juste-là. Dès qu’il sera dispo, vous en serez le premier informé directement dans votre boîte mail.