Publié le 10 décembre 2020.

La Cravate qui va bien

C’est sans doute l’accessoire qui a le job le moins contraignant mais le plus risqué : terminer une tenue de la plus élégante des façons. Un peu comme un gardien de but : ce n’est pas celui qui court le plus mais il est indispensable si on ne veut pas perdre. Vous voyez le tableau ?

Pour fêter l’arrivée d’une nouvelle pièce dans notre vestiaire, on n’en a pas fait une, ni deux, ni quatre, ni cent mais trois. C’est bien trois. Un peu comme l’expression « jamais deux sans trois ». Ou comme les trois doigts de la main. Enfin presque.

Bref, on vous explique comment on a bossé cet accessoire dans la vidéo qui suit et on rentre dans le vif du sujet juste après.

C’est l'histoire d'une Cravate

Ça peut paraître étonnant dit comme ça mais la cravate a eu un jour un réel intérêt pratique.

En effet, ce petit bout de tissu débarque en France sous Louis XIII. À l’époque, elle est portée par des soldats croates et est censée protéger leur cou du froid. Exactement, vous avez tout compris. À l’origine la cravate, n’avait ni plus ni moins la même fonction qu’une écharpe.

Au XVIIème siècle, elle arrive à la cour de Louis XIV et là, ça part dans un sacré délire : chacun y va franco et ajoute dentelles et pièces de soie. La cravate en tant que pièce de mode était née.

Il faudra attendre cependant 1926 qu’un certain Jesse Langsdorf se dise que ce serait pas mal de couper du tissu dans sa diagonale et de le plier en trois. 3 plis, tissu en biais, ça vous parle ? Eh ouais, la cravate moderne était née. Sacré Jesse !

Comment est votre cravate ?

Bon. Bien qu’intéressant, ce n’est pas ce petit aparté historique qui va casser trois pattes à un canard. Et ça ne dit pas comment reconnaître une bonne cravate.

Pour le savoir, on vous a posé la question comme on fait à chaque fois pour nos nouveaux produits. Et vous avez été pas loin de 300 à nous donner votre avis sur le sujet. 298 pour être exacts. On a tout lu avec attention et on a sorti notre plus beau carnet à notes pour énumérer les principaux problèmes que vous rencontrez avec vos cravates.

Et de manière générale, vous êtes plus ou moins d’accord pour dire :

- Qu’une cravate aussi large que les épaules de Dwayne Johnson, ce n’est pas top.

- Que les motifs Mickey, c’est sympa pour un déguisement mais pas pour un entretien.

- Vous nous avez aussi rappelé que le polyester, en plus de ne pas sonner naturel, niveau tenue, on peut repasser. Avec un fer. À repasser. Bim, double sens pour méga vanne.

En gros, le cahier des charges ressemble à ça : pas de matières douteuses, une belle tenue, de beaux motifs et des jolies couleurs ainsi qu’une forme idéale.

Du coup, on a pas mal planché sur ces quatre points pour vous proposer des cravates qui en jettent. On va vous expliquer tout ça en détail. Comme dirait Jamy, en route Marcel !

C’est mon soie

Pour commencer, on s’est penchés en premier sur le choix de la matière. Et là clairement, difficile d’esquiver celle qui est reine de la discipline : la soie.

On sait ce que vous vous dites, la soie ça brille et ça fait penser à Claude François. Déjà, les chemises de Cloclo, elles étaient en satin et pour nos cravates, on a choisi la Rolls des soies.

Elle est cultivée en Chine, le pays de la soie, puis est filée en Italie. Le fil obtenu est alors tissé chez Stephen Walters, une boîte anglaise dans le « tissu game » depuis 3 siècles. En résulte un tissu doux et fluide juste ce qu’il faut.

Taille mannequin

C’était un des gros points à ne pas louper. On a tous en tête les images de Vincent Lagaf’ avec ses cravates improbables, aussi larges que le dos d’un culturiste. Si c’était marrant dans les années 90, ce n’est plus du tout envisageable aujourd’hui.

À l’inverse, une cravate plus fine que la gorge d’une chemise n’est pas non plus un bon deal.

On a donc joué l’entre-deux et on est partis sur une cravate de 8 centimètres de large, pile ce qu’il faut. Et pour la longueur totale de la pièce, c’est 158 centimètres, pas un de plus. De quoi frimer avec un double Windsor et toujours avoir assez de longueur pour que la cravate s’arrête à la ceinture.

Des petits pois, des fleurs et un club s'il-vous-plaît

On a vu les matières, on a vu les dimensions, place au plus cool : les coloris et les motifs. Pour cette première fois, on a voulu jouer la sécurité en choisissant trois motifs classiques du monde de la cravate.

Du coup, pour la première cravate, c’est salade de petits pois. Blancs. Un motif discret mais efficace. Un classico-classique quoi. Et en 100% soie.

Second choix : des fleurs. Bon, on n’est pas très calés en floriculture et on doit vous avouer qu’on ne sait pas vraiment à quelle variété elles appartiennent. Tout ce qu’on peut vous dire c’est qu’elles sont rouges, qu’elles apportent une petite touche de couleurs et qu’elles sont accompagnées de petits pois, verts cette fois-ci. Des fleurs et des petits bourgeons, on croirait presque qu’on s'est mis à la poésie et également sur un tissu 100% soie.

Pour le dernier modèle, on s’est inspirés du style des cravates club. On a donc réalisé un joli motif qui alterne rayures épaisses blanches et lignes plus fines rouges et jaunes. A noter que les rayures de notre modèle partent de l’épaule gauche, dans la plus pure lignée des clubs privés britanniques et que, de fait, elle peut être appelée « Repp Tie ». Un petit détail que vous pourrez ressortir lors d’un poulet frites dominical pour impressionner belle-maman.

Sur ce motif, on est sur un tissu en 58% soie et 42% coton.

La grosse Bertha version cravate

On voulait aussi vous toucher un mot sur l’usine qui produit notre cravate. La Company Universal Ties, c’est son petit nom, est basée en Espagne. Vous n’en avez certainement jamais entendu parler mais pour la petite histoire, les gars produisent plus d’un million de cravates par an. Autant dire qu’ils savent de quoi ils parlent.

C’est quoi la suite ?

Cette Cravate, ou plutôt ces Cravates, sont lancées à 49€ en préco ce mardi 15 décembre à partir de 10h avec le Costume Business d’ailleurs, pour ceux qui ont besoin de se refaire la panoplie complète.

À partir de là, vous aurez jusqu’à dimanche pour précommander la ou les modèles qui vous plaisent.

Dernier point et après on vous laisse vaquer à vos occupations : la livraison. On prévoit de livrer tout le monde fin février.

Bon et encore un détail, et après c’est terminé promis. On a prévu de quoi faire 750 pièces, pas une de plus. Potentiellement ça partira assez vite, donc si elles vous intéressent on vous conseille de vous inscrire au motif qui vous plait juste là.

Et bonne journée

ASPHALTE