On a rencontré Anaïs Vindel, artiste peintre

Le 15 juin 2022

Anaïs est une femme libre, inspirée et inspirante, que nous avons eu la chance de rencontrer pour ce premier portrait. On vous embarque avec nous dans son univers poétique et plein de légèreté.

Quand Anaïs a répondu “je passe ma vie en chemise”, on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on la rencontre. Elle dont l’univers poétique nous inspire, nous a ouvert les portes de son cocon et atelier le temps d’une séance photo, de grands cafés et échanges passionnés.

Cette bordelaise - comme nous - est une artiste multitechnique aux influences multiples. Inspirée par le mouvement des corps et en particulier celui des femmes, ses oeuvres nous évoquent Matisse ou Jean Arp.

Dans sa chemise légère, elle nous raconte ses inspirations, ses voyages, nous parle de Bordeaux, nous invite au voyage et au lâcher prise. On ne pouvait rêver meilleure modèle.

- Hello Anaïs, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Hello je m’appelle Anaïs, j’ai 28 ans, je suis artiste pluridisciplinaire et je vis à Bordeaux. J’ai effectué des études de design. Il y a quelques années, je suis partie en Australie. Ce voyage m’a énormément nourrie et m’a très vite poussé à me lancer en tant qu’artiste.

- C’est quelque chose que tu as toujours voulu faire, être artiste ?

Je voulais me lancer depuis toute petite, j’ai une famille qui m’a vachement poussée et des parents qui étaient très ouverts sur le sujet. Mais en réalité, quand t’es plus jeune, tu sais jamais trop que c’est possible. On te dit “Tu veux être artiste ? Sois DA, designer ou photographe”, et tu t’orientes souvent vers des métiers dans lesquels tu seras potentiellement salariée. Les Anglo-saxons ont plutôt ce truc de dire “Tu veux être artiste ? Sois artiste, fais-en ton métier”. L’Australie m’a vraiment ouvert l’esprit et c’est là que je me suis vraiment dit : “ok je vais le faire, je vais être artiste”.

- Tu es ensuite revenue en France et là…

Je suis revenue en France pour passer des vacances, ça m’avait beaucoup manqué. Le fait de revenir ici, m’a fait prendre conscience de la beauté de Bordeaux et de la chance que j’avais d’y vivre. Ça m’a énormément stimulé. Ensuite le confinement est arrivé, j’ai dû rester et j’ai monté mon projet. Ça s’appelle Dyplo House, c’est un concept de maison-galerie dans une échoppe que je suis en train de retaper. Je voulais monter une sorte de sororité de femmes artistes de la région pour qu’elles puissent se retrouver et se rassembler. J’ai envie qu’on s’élève vers le haut mutuellement. J’ai envie que la ville bouge.

- Comment décrirais-tu ton travail ?

En tant qu’artiste multitechnique, je réalise principalement des œuvres faites pour la décoration d’intérieur. Des œuvres qui vont toucher les gens dans leur quotidien. Chez soi, on a besoin de choses sensorielles : ça passe par le café qu’on boit le matin, la bougie qu’on allume mais aussi le livre qu’on choisit de lire. Toutes ces choses ont un impact sur notre mood. Et selon moi, c’est mon travail en tant qu’artiste de rentrer chez les gens, dans leur intimité et de créer des choses qui vont les faire se sentir bien. Créer des objets qui sont sensoriellement stimulants. En fait c’est ça : je travaille la stimulation. J’ai quand même des grosses guidelines, je dessine énormément, je fais beaucoup de books… Mais j’ai besoin de faire des choses qui te font dire “wahou” quand tu les vois. Et ça, ça va passer par le modèle vivant, la peinture, le tufting. Je ne me cantonne pas à une seule discipline. C’est ça le métier d’artiste : on peut tout faire, on n’a pas de limites.

- Quelles sont tes inspirations ?

Il y a plein d’influences que je mixe : des designers, des architectes, des peintres… Je reste quand même très abstraite. Je suis une grande fan de la période hellénistique donc je vais beaucoup m’inspirer de l’Antique, des statuts grecques, des femmes. Mais je suis aussi une grosse passionnée du contemporain, avec en références Jean Arp ou Cocteau avec ses traits très libres. J’aime aussi énormément la céramiste Valentine Schlegel, qui je trouve, résume très bien la vie d’artiste dans son livre “Je mange, je travaille”. Quand t’es dans un boulot, tu dors et tu bosses et tu te satisfais que de ça (rires). Tu t’auto-suffis. Je m’inspire également beaucoup des designers d’objets mais ce qui me stimule le plus généralement ce sont les architectes.

- Et dans la vie ?

Les femmes aussi et la vie elle-même me stimulent énormément. L’été, la Méditerranée, les moments qu’on passe ensemble, les voyages, tous ces moments imperceptibles où tu kiffes. Les voyages aussi beaucoup. La plupart du temps je pars en voyage, je reviens et j’ai envie de sortir des trucs et ça sort, ça sort, ça sort.

- Quel est ton rapport aux vêtements ? Comment est-ce que tu les choisis ?

Je suis une fanatique de la fringue. Le matin quand je vais m’habiller ça va faire partie du truc, je suis à fond. Quand je compose mes tenues, c’est comme quand je fais un tableau. D’ailleurs la plupart du temps j’assortis mes tenues à mes tableaux (rires). Par exemple en ce moment, je travaille le nude, donc je vais beaucoup m’habiller en nude avec du veau velours, des couleurs naturelles…

Après je marche au coup de cœur de la pièce, donc ça me demande du temps quand je veux m’habiller, parce que je chine beaucoup. Et souvent, quand j’ai envie de quelque chose, je vais pousser le truc à fond et je vais chercher LE designer ou LA marque qui me fera craquer. Je n’achète pas beaucoup de vêtements mais je m’achète des pièces de designer, des marques de niche, des trucs qui sont faits main. C’est le plaisir de l’objet. Je suis pour la slow life à fond, quand tu consommes, dans ta déco intérieure, mais aussi dans la tasse dans laquelle tu vas boire ton café et dans la façon dans laquelle tu vas t’habiller. Tout compte.

- Comment décrirais-tu ton style vestimentaire ?

J’ai un style plutôt basique, intemporel. J’ai plein de pièces, mais souvent les mêmes mais déclinées en plusieurs coloris. Un pantalon, le même en bleu, blanc, marron… Un peu comme Bob l’Eponge (rires).

- Est-ce que tu as une pièce fétiche, que tu pourrais porter tous les jours de l’année ?

Les chemises. Que tu sois à la plage, en bikini, que tu aies un restau juste après et que tu aies envie d’être un peu plus apprêtée pour le dîner… Tu mets ta chemise, tu peux la travailler comme tu veux, tu peux la nouer et ça marche. Pareil, tu peux avoir un rendez-vous plus formel, tu la rentres dans le pantalon. Tu peux avoir envie d’être plus casual, tu mets ta chemise ça a toujours une bonne dégaine. Quoi qu’il arrive tu seras toujours stylée. Et puis ça me va d’être couverte aussi. Il y a ce truc un peu intime, où on ne voit pas toutes les parties de mon corps.

- On a lancé comme tu le sais la chemise légère que tu portes. Une chemise fluide, facile à associer, à embarquer partout et porter en toutes circonstances, qui pour nous a un goût de vacances. Comment est-ce que tu te sens dedans ?

Elle est super douce, hyper agréable à porter on se sent vraiment bien dedans.
J’adore la blanche. J’ai très longtemps été chemise à pois aussi, mais plus quand je suis dans un mood frenchy, à l’étranger par exemple (rires). Je trouve le blanc hyper chic et quand il fait chaud, dans le blanc finalement t’as pas si chaud que ça. On peut la porter avec tout.

- Avec quoi est-ce que tu aimerais l’associer ?

Je vais beaucoup mettre des jeans brut avec ce type de chemises, un peu taille haute, coupe Levis 501. Je porte aussi beaucoup de pantalons et de jeans flare, taille haute aussi. Je trouve ça aussi hyper mignon avec une petite jupe sixties, qui arrive mi-cuisses et une paire de bottes qui arrivent mi-cuisses aussi. Tu peux tout faire avec : la porter lâchée, ouverte, avec un petit débardeur en dessous, ou un t-shirt. Tu peux la porter plus fluide pour apporter du mouvement ou complètement fermée. Parfois je les mets ouvertes, d’autres fois je les noue, et d’autres fois encore je les boutonne entièrement…

- D’ailleurs pour toi, c’est quoi ta définition de la légèreté ?

Quelque chose auquel tu ne penses pas. Quand c’est léger, tu n’es pas dans le questionnement, ça glisse, c’est naturel, spontané. Pour moi, une chemise légère c’est une chemise que tu oublies, parce que tu ne la sens plus sur le corps. Tu te sens bien dedans, confortable, c’est comme une seconde peau.

- On est ici avec toi à Bordeaux, est-ce que tu pourrais nous partager tes 3 meilleurs spots ?

J’étais une grosse aficionado de Saint Mich’, parce que j’adore faire le marché et les brocantes. Il y a une vie de quartier hyper vivante que j’adore. Mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour le quartier Bassin à Flots depuis que j’y ai acheté mon échoppe. Il y a un truc qui dépayse de Bordeaux et je suis souvent au Blonde Venus et aux Vivres de l’Art.
Niveau restau, mon préféré c’est Samos. Tristan, le propriétaire a de grosses inspirations grecques et la Méditerranée reste une grosse partie de mon inspiration.

- Tu nous signes une petite carte ?

Avec plaisir.

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